Photo : Vladimir Fedotov / Unsplash

75% des travailleuses essentielles craignent pour leur santé physique et mentale

Un sondage mené par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) montre qu’une forte majorité du personnel qui travaille en santé, dans les services sociaux et dans les services de garde éducatifs craint pour sa santé mentale et sa protection. L’attitude du gouvernement est dénoncée par plusieurs répondantes.

L’enquête menée auprès de 1971 personnes travaillant dans un domaine jugé essentiel révèle que l’anxiété, la surcharge de travail et la pression à la productivité sont en train de dégrader leur santé mentale. De plus, 76% des personnes interrogées estiment que les mesures de protection du personnel lors de la première vague de la pandémie étaient insuffisantes. Et 51% jugent que c’est toujours le cas. On déplore le fait que le gouvernement ne reconnaît toujours pas la transmission aérienne du virus et ne fournit pas de matériel de protection adéquat. D’ailleurs, certains ont reçu  une sanction pour avoir porté un masque de protection.

Aux conditions de travail difficiles s’ajoute également l’attitude négative du gouvernement selon plusieurs témoignages. En effet, à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie, le gouvernement a fait porter le blâme aux travailleurs de la santé pour les nombreuses éclosions et contaminations dans ce secteur. Ce manque de soutien alourdit le fardeau du personnel :

« J’ai moi-même été sérieusement affecté par la COVID-19 et j’ai failli y laisser ma peau. Le fait de ne pas avoir l’équipement nécessaire lors de mes interventions m’inquiète un peu. Et les conditions dans lesquelles nous travaillons en plus d’un gouvernement qui nous pointe du doigt en ce moment, c’est irrespectueux et irresponsable de leur part et ça devient lourd à supporter. »

Témoignage recueilli par le sondage

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement a souvent jeté le blâme sur autrui pour les problèmes de contamination. Par exemple, il a accusé les partis d’opposition de démoraliser la population lorsque ceux-ci ont réclamé davantage de mesures pour limiter les infections en milieu de travail. Seule la ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, a reconnu la part de responsabilité de son gouvernement dans la catastrophe des CHSLD.


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