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Les femmes plus à risque d’être remplacées par des robots

Selon Statistique Canada, ce sont les femmes qui seront les plus remplacées par l’intelligence artificielle ou des appareils automatisés. Ces avancées technologiques pourraient très rapidement rendre le travail humain désuet dans certains domaines.

Parmi ces domaines, le travail de bureau ou la vente de détail sont majoritairement féminins. De plus, les femmes sont moins nombreuses à être formées pour des emplois spécialisés en technologie, ce qui limite leurs possibilités du côté des domaines de pointe. Elles sont donc désavantagées par rapport aux hommes :

« Selon l’étude, 44,4 % des femmes faisant partie de la main-d’œuvre rémunérée couraient un risque moyen à élevé de voir leur emploi se transformer en raison de l’automatisation (probabilité de 50 % ou plus), comparativement à seulement 34,8 % des hommes. »

Statistique Canada

De plus, certains autres facteurs viennent aggraver le risque d’une femme d’être remplacée par un robot ou l’intelligence artificielle. Avoir 55 ans ou plus, ne pas être syndiquée, avoir une incapacité à travailler à temps partiel ou ne pas avoir de diplôme d’études postsecondaires font partie de ces facteurs.

En plus du remplacement par l’automatisation, les femmes gagnent 13,3% de moins par heure que les hommes. Et les emplois à majorité féminine dans le secteur public, comme enseignante au primaire/secondaire, infirmière ou éducatrice en garderie ont des conditions de travail difficiles qui poussent les gens à quitter leur emploi. Ces catégories d’emploi sont actuellement en situation de pénurie. Jusqu’à maintenant, le gouvernement du Québec propose à ses employés en négociation de convention collective des conditions de travail qui ne réglerons pas la situation.