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Devant la surcharge de travail, le tiers des professionnelles de l’éducation pensent à quitter leur emploi

Orthopédagogues, psychoéducatrices et autres professionnelles de l’éducation sont nombreuses à penser quitter le réseau public devant la surcharge de travail que le gouvernement leur impose. Cette situation affecte gravement les services aux élèves en difficulté, mais le gouvernement Legault refuse malgré tout de répondre aux demandes dans les négociations en cours.

Le tiers des professionnelles oeuvrant dans les écoles du Québec pensent à quitter leur emploi, révèle un sondage mené par la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation (FPPE-CSQ). Ce n’est pas parce qu’elles n’aiment pas leur métier que ces professionnelles songent à partir, mais parce que les conditions de travail dans le réseau public sont trop pénibles : la moitié d’entre elles déclarent qu’elles poursuivraient volontiers leur occupation au privé.

La charge de travail démesurée est la principale raison évoquée par celles qui songent au départ : 63% des travailleuses sondées s’en inquiètent. Elles doivent intervenir dans plusieurs écoles en même temps et prendre en charge  de nombreux dossiers. De plus, celles qui travaillent en région doivent trop souvent couvrir de très grands territoires qui exigent parfois qu’elles parcourent 70 km pour aller passer une seule demi-journée dans une école.

Comme dans le cas de l’enseignement, une pénurie de personnel affecte durement les professionnelles. Les conditions de travail y sont pour beaucoup : de nombreuses travailleuses tombent malades ou quittent la profession. En conséquence, ce sont les élèves en difficulté qui ne peuvent pas recevoir toute l’aide dont ils auraient besoin. La majorité des professionnelles déclarent ne pas pouvoir faire toute la prévention ni le suivi nécessaire auprès des élèves.

Pourtant, le gouvernement Legault ne semble pas prêt à répondre aux besoins urgents des professionnelles dans le cadre des négociations actuelles des conventions collectives du secteur public.

« Il n’y a rien, rien, rien qui se passe. »

Jacques Landry, président de la FPPE-CSQ

La dernière offre du gouvernement ne représente que 75$ par personne pour l’amélioration des conditions de travail. « C’est de la pensée magique », s’indigne le président de la FPPE, qui réclame que la CAQ passe de la parole aux actes en matière d’éducation.

Récemment, les membres d’une autre association qui représente aussi des travailleuses du milieu scolaire, le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec-FTQ), ont voté en faveur de cinq jours de grève pour faire entendre des revendications similaires.


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