Photo : Ted Eytan / Brown Political Review

Les États-Unis utilisent la torture sur des demandeurs d’asile africains

Des agents des services douaniers américains ont étranglé, battu et menacé de mort des demandeurs d’asile d’origine camerounaise afin qu’ils signent de force leur ordre de déportation. Cela fait partie d’un effort concerté de renvoi d’immigrants sans statut à l’approche des élections.

Les agents ont d’abord demandé à des demandeurs d’asile camerounais dans un centre de détention au Mississippi de renoncer à leur demande et de signer des papiers de déportation. Ceux-ci ont refusé, car ils sont en attente d’une audience pour obtenir l’asile aux États-Unis. Ils craignent d’être tués s’ils retournent dans leur pays. Face à ce refus, les agents ont utilisé la force pour obtenir leur signature. Menaces, étranglements, coups, poivre de cayenne dans les yeux : toutes sortes de moyens ont été employés sur les détenus. Certains agents ont même prélevé de force leurs empreintes digitales pour servir de signature. 

Ce genre d’événement se produit de plus en plus souvent depuis la fin septembre. Les demandeurs d’asile provenant du Cameroun et du Congo sont particulièrement touchés. Selon les avocats qui les défendent, l’approche des élections serait la cause de cette vague de torture. La direction actuelle des services douaniers, fidèle à Donald Trump, craint d’être remplacée si Joe Biden remporte le scrutin.

Ce n’est pas la première histoire de torture en sol américain à faire surface cette année. Récemment, on apprenait que certains agents de prison font jouer de la musique pour enfants à tue-tête pour « discipliner » les prisonniers.