Photo : Ali Abdul Rahman / Unsplash

Une chanson pour enfants utilisée comme moyen de torture

Deux employés d’une prison de l’État de l’Oklahoma aux États-Unis sont accusés d’avoir soumis des prisonniers à un « châtiment inhumain » en leur faisant écouter la chanson pour enfants Baby Shark pendant des heures.

Au moins quatre prisonniers ont subi ce traitement. On les enfermait dans une salle de rencontre, menottés et forcés de rester debout, pendant plusieurs heures alors que la chanson jouait en boucle à plein volume. Les faits se seraient produits en novembre et décembre 2019.

De l’aveu de l’un des accusés, c’était une façon de « discipliner les détenus et de leur donner une leçon ». Selon le rapport d’enquête, cela aurait infligé une détresse émotionnelle excessive aux prisonniers. À la suite de l’enquête, les deux employés ont démissionné. Leur superviseur, maintenant retraité, fait également face à des accusations.

Cette affaire rappelle l’utilisation de musique comme moyen de torture dans la prison américaine de Guantanamo à Cuba. Les détenus là-bas ont été forcés d’écouter de la musique à un volume assourdissant. Le répertoire comprenait des pièces du groupe de death metal Deicide, Killing in the Name of de Rage Against the Machine, Enter Sandman de Metallica et I Love You de Barney le dinosaure. L’armée américaine elle-même considérait cela comme une forme de « torture légère ».


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