En pleine 2e vague, le gouvernement menace des « anges-gardiens » d’expulsion

Alors que commence la deuxième vague de Covid-19 et que le système de santé est fragilisé par une pénurie de personnel, des employés en attente de leur statut de citoyenneté se retrouvent dans une situation précaire. Malgré les services rendus et les promesses des gouvernements, plusieurs d’entre eux sont encore menacés d’être expulsés du pays.

La première vague de la pandémie de Covid-19 du printemps dernier a révélé toute la fragilité de notre système de santé. Elle a aussi montré que les personnes immigrantes se retrouvaient au premier front de la lutte, comme préposées aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires, préposés à l’entretien ménager, etc. C’est pour cette raison qu’au mois d’août, les gouvernements ont annoncé que ceux qui avaient travaillé à donner des soins au plus fort de la pandémie obtiendraient la résidence permanente.

Cependant, tous ne pourront pas en profiter car ils n’occupent pas les « bons » postes. C’est le cas de Mamadou Konaté, qui est ici depuis 2016. Il n’a pas de statut officiel, même si l’ONU l’a reconnu comme réfugié. Le printemps dernier, il est allé travailler à l’entretien ménager dans les CHSLD pour participer à l’effort de pandémie. Il a même contracté la Covid-19. Mais maintenant, il est prisonnier du Centre de prévention de l’immigration à Laval et pourrait être déporté d’un jour à l’autre.

Même si d’autres, comme Bénédicte Carole Ze, obtiendront probablement leur résidence permanente, leur parcours n’en est pas moins difficile. Mme Ze a vécu pendant de nombreuses années sous les menaces d’expulsion que ses employeurs laissaient planer. Il n’est pas rare que des employeurs profitent du fait que les réfugiés ne connaissent pas leurs droits pour les faire travailler de manière abusive. Les agences de placement sont notamment pointées du doigt pour leur participation à ces abus par les organisations qui accompagnent les personnes immigrantes dans leurs démarches. 


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