Image : CPAC

Le budget Legault oublie les femmes violentées, les anges gardiennes et les mères

Maigres mesures pour les victimes de violence conjugale, trop peu de places en garderie, pas d’améliorations de leurs conditions pour les travailleuses essentielles : le gouvernement Legault laisse largement tomber les femmes avec son dernier budget.

Alors qu’une série de féminicides secoue actuellement le Québec, mettant en évidence un grave manque de ressources pour les femmes vivant de la violence conjugale, le budget de la CAQ ne prévoit que 22,5 millions $ sur cinq ans pour les soutenir : c’est à peine un dixième des besoins réels dans le réseau d’aide et d’hébergement d’urgence en violence conjugale.

« En pleine crise des féminicides, les dollars annoncés aujourd’hui pour lutter contre les violences faites aux femmes, c’est une insulte. »

Manon Massé, co-porte-parole de Québec Solidaire

L’égalité hommes-femmes est aussi compromise par le manque de places dans les garderies, qui empêche de nombreuses mères de rejoindre le marché du travail, alors même que la pandémie en a forcé plusieurs à le quitter. L’argent investi par la CAQ ne permettra d’accueillir que 3600 des 50 000 enfants qui sont actuellement sur les listes d’attente. Qui plus est, le budget en fait très peu pour améliorer les conditions des éducatrices, alors que cela aurait été crucial pour contrer la pénurie d’intervenantes.

De manière globale, le plan de relance du gouvernement Legault favorise surtout les secteurs traditionnellement masculins, en investissant dans les projets d’infrastructure ou l’économie numérique, et délaisse les femmes, à commencer par les travailleuses essentielles de la santé et de l’éducation.

« Malheureusement, la crise va être encore beaucoup supportée par les femmes. »

Bertrand Schepper, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS)

Le gouvernement Legault multiplie les remerciements envers les « anges gardiennes » depuis le début de la pandémie, mais son budget ne prévoit rien pour bonifier concrètement leurs conditions de travail. Devant la fermeture du gouvernement face à leurs demandes, plusieurs se préparent même à faire la grève.


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