L’agriculture est-elle en train de connaître un nouveau souffle au Québec?

Pour la première fois depuis des décennies, le nombre de fermes augmente au Québec.

Selon certains, c’est l’agriculture écologique qui expliquerait la croissance du nombre d’exploitations agricoles.

La montée en popularité de pratiques agricoles écologiques est, selon le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec, Marcel Groleau, une des principales raisons de cette augmentation. 

C’est la production à petite échelle qui semble être particulièrement populaire chez les nouveaux agriculteurs. En effet, elle se prête bien aux stratégies commerciales privilégiées par les agriculteurs plus jeunes ou ceux pour qui la ferme est un projet de retraite. Ceux-ci tendent souvent vers la production non traditionnelle ou fortement diversifiée visant les marchés locaux.

«Les fermiers de famille, l’agriculture de proximité, la transformation alimentaire sur la ferme, ce sont tous des facteurs qui expliquent l’augmentation que l’on a observée l’an dernier.»

Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec en entrevue avec le Journal de Québec

Ce type de production s’inscrit dans un effort de réduire l’impact environnemental de l’industrie agricole, qui contribue substantiellement au réchauffement climatique. La diversification des produits aide entre autres à prévenir l’épuisement des sols, réduisant ainsi l’utilisation d’engrais. Dans le même ordre d’idée, privilégier les marchés locaux réduit le transport nécessaire à la vente des produits. 

Selon Marcel Groleau, l’intérêt porté à l’autonomie alimentaire et la production durable vont continuer d’attirer plus de gens vers l’industrie agricole. Catherine Brodeur, vice-présidente aux études économiques du Groupe AGÉCO, partage l’avis de M. Groleau, ajoutant que la COVID-19 pourrait pousser plus de gens vers les régions.


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