Source : Vidar Nordli-Mathisen / Unsplash

Les mesures sanitaires du gouvernement Legault pointées du doigt dans la mort d’un itinérant

Dimanche, un homme a été retrouvé sans vie à l’extérieur dans la ville de Montréal. Il s’agit d’un itinérant qui fréquentait quotidiennement un centre d’aide qui ne pouvait plus rester ouvert 24 heures sur 24 selon les consignes du gouvernement.

Les policiers ont fait une découverte macabre en fin d’avant-midi dimanche. Ils ont retrouvé le corps sans vie d’un homme dans une toilette chimique du quartier Milton-Parc à Montréal. L’organisme La Porte ouverte, qui fournit de l’aide aux personnes sans-abri, a indiqué que cet homme utilisait ses services sur une base quotidienne et que sa mort aurait pu être évitée :

« Il était souvent la dernière personne à sortir depuis que nous avons dû fermer à 21h30 et serait certainement resté si nous avions été autorisés à rester ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, comme nous l’étions auparavant.  Lorsque les gens se trouvent dans un endroit sûr sous la surveillance de travailleurs de soutien, de l’aide peut être appelée lorsqu’une personne est en détresse. Au lieu de cela, il est décédé tragiquement dans des toilettes portables.  Cela doit changer. »

La Porte ouverte, publication Facebook

Au début décembre, l’organisme, jugé comme une ressource de dernier recours, avait commencé à ouvrir ses portes 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Grâce à cela, il pouvait héberger une centaine de personnes chaque nuit. Toutefois, depuis le 11 janvier, le gouvernement ordonne à l’organisme de fermer ses portes à 21h30. Cela fait que ses bénéficiaires se retrouvent dans la rue, en contravention avec le couvre-feu.

Au début du mois, le premier ministre a décrété un renforcement des mesures sanitaires afin de combattre la pandémie de Covid-19 et de soulager le système hospitalier. Différents intervenants ont alors soulevé des inquiétudes par rapport à l’imposition d’un couvre-feu, notamment pour les personnes itinérantes qui n’ont pas d’endroit intérieur où trouver refuge à partir de 20h.  Le gouvernement a répondu en disant qu’il fallait faire confiance au jugement des policiers. Deux jours plus tard, des policiers ont remis une amende de 1550 $ à un itinérant qui se trouvait dehors après l’heure-limite.


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