Photo : Wikimedia Commons

Gilbert Rozon échappe une fois de plus à la justice

L’ex-président de Juste pour rire ne fera pas face à une action collective de la part des « Courageuses », un groupe représentant des dizaines de femmes qui affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles de sa part. La Cour suprême du Canada vient de confirmer le jugement de la Cour d’appel. 

La Cour supérieure du Québec avait autorisé le recours des Courageuses en mai 2018, mais les avocats de Gilbert Rozon avaient porté la cause en appel, et la décision avait été renversée un an et demi plus tard. L’appel de la décision par les Courageuses devant la Cour suprême du Canada n’aura finalement pas porté fruit, fermant la porte à la possibilité d’un recours collectif. Le collectif réclamait 10 millions de dollars en dommages punitifs pour les dizaines de femmes qui auraient été agressées par l’homme d’affaires entre 1982 et 2016.

La raison invoquée par la Cour d’appel et la Cour suprême pour ne pas aller de l’avant avec l’action collective est le manque de similarités entre les différents cas d’agression, alors que ces dernières se sont produites dans un contexte d’abus de pouvoir, comme l’avait souligné la juge dissidente au dossier. Les différentes plaignantes pourront néanmoins intenter des poursuites civiles à titre individuel, ce qui est toutefois plus lourd et coûteux pour chacune. Deux plaignantes sont également poursuivies par Gilbert Rozon, qui leur demande 450 000$ pour l’avoir dénoncé publiquement sur le réseau Noovo un peu plus tôt cet automne. 

En ce moment, Gilbert Rozon subit un procès criminel pour viol et attentat à la pudeur pour un cas remontant aux années 1980, mais nie sa culpabilité. Il s’agit de la seule accusation qui a été retenue à ce jour par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) parmi les multiples accusations qui ont été déposées contre lui. Ce n’est pas la première fois que l’ancien promoteur fait face à de telles accusations. En 1999, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une jeune femme présente à un événement de Juste pour rire. Toutefois, il a échappé à un dossier criminel grâce à une absolution inconditionnelle : le juge estimait que son dossier vierge était un signe qu’il ne récidiverait pas.


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