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Combien de tours au bâton reste-t-il à Bergevin?

Lors de son bilan de fin d’année, Marc Bergevin affirmait que grâce aux performances de son équipe en séries, on pouvait parler d’une bonne année. Or, les Canadiens se sont qualifiés grâce à un contexte de pandémie et parce qu’ils étaient, à la 24e place, la moins médiocre des pires équipes de la ligue nationale.

Lors des neuf saisons avec Marc Bergevin à la barre, les Canadiens ont manqué les séries quatre fois et n’ont gagné que trois rondes de séries éliminatoires. Au cours de ce long parcours, Bergevin aura laissé sa trace. L’équipe qui sautera sur la glace au début de la prochaine saison aura un visage tout différent de celle qu’il avait hérité. Seul Carey Price patinait avec l’équipe. Brendan Gallagher jouait encore dans les ligues juniors majeurs à Vancouver et Jesperi Kotkaniemi avait 11 ans. Les Canadiens qui sauteront sur la glace cette saison ont été façonnés par Bergevin et il ne peut pas dire qu’il hérite de problèmes du passé.

En tant que directeur général, il a été capable du meilleur et du pire. Bergevin est le seul responsable de la déconfiture de l’année 2017 où il a perdu tout le flanc gauche de sa brigade défensive, dont le légendaire Andreï Markov, en plus d’Alexander Radulov, pourtant adoré de ses coéquipiers et des fans. Il a par contre aussi été l’architecte de l’échange de Max Pacioretty pour Tomas Tatar et Nick Suzuki qui a libéré les Canadiens d’un capitaine démoralisé au profit de deux joueurs qui ont aussitôt propulsé l’attaque de l’équipe.

Geoff Molson a toujours laissé une grande latitude à son directeur général et a réitéré sa confiance en lui en juin dernier. En conférence de presse, il avait pourtant exprimé son impatience pour des résultats :

« À la fin de la journée, si tu n’es pas dans la course pour les séries et pour gagner la coupe Stanley, ce n’est pas une saison réussie. »

Geoff Molson, président des canadiens de montréal

Est-ce que l’équipe qui jouera au Centre Bell lors de la prochaine saison sera une équipe gagnante? Cela repose sur cinq clés :

  • Que Jonathan Drouin nous fasse oublier Sergatchev;
  • Que l’embauche de Jake Allen permette à Carey Price de nous donner le meilleur de lui-même;
  • Que Kotkaniemi et Suzuki reprennent l’année avec la même fougue qu’ils ont montrée en série;
  • Que Josh Anderson reste en santé et ne soit pas un boulet pour l’équipe;
  • Que la relève à la défense soit aussi prometteuse que prévu afin de remplacer en temps et lieu les vétérans.

Enfin, avant de rêver au possible congédiement de Bergevin, rappelons-nous que son contrat vient à échéance à la saison 2021-2022. Il a des preuves à faire s’il veut rester à la barre.