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Plus de première ligne à Montréal : Julien a l’équipe qu’il souhaite

En vidéoconférence, Claude Julien a indiqué jeudi dernier qu’il ne voulait plus parler de premier trio, mais qu’il considère que son club possède plutôt un top 9. On peut le comprendre. Il est raisonnable de croire que le Canadiens possède en Suzuki, Danault et Kotkaniemi sa meilleure ligne de centre depuis des lustres et que le nombre d’ailiers de qualités permettra à l’entraîneur de véritablement jouer avec ses trios pour appliquer une pression constante sur leur adversaire.

C’est exactement le système que Julien veut appliquer depuis son retour à Montréal. Système qui n’est pas sans rappeler celui des Bruins de Boston où Julien opérait comme entraîneur-chef entre 2007-2008 et 2016-2017 ou celui utilisé par Barry Trotz avec les Islanders de New York que Julien considère comme un exemple à suivre.

Il s’agit d’un système relativement défensif à quatre trios capables d’épuiser les équipes adverses au fil du match, ce qui permet de créer un nombre croissant d’opportunités. Il facilite aussi un support offensif des défenseurs capables de venir s’incruster en zone offensive. On a vu Julien tenter de produire ce système lors des matchs post-saison 2019-2020, mais un manque d’expérience et de talent sur les 3e et 4e trios ainsi qu’une présence physique insuffisante sur la glace ne permettait pas de maintenir la recette à long terme. Avec Anderson et Toffoli, qui s’ajoutent aux Tatar, Drouin, Gallagher, on dirait bien que Marc Bergevin a entendu les demandes de son entraîneur. De plus, il permet à Claude Julien de faire jouer ses joueurs de soutiens, comme Armia et Lekhonen, selon le besoin du match.

Alors que le Canadiens ne possède pas réellement d’une première ligne d’élite actuellement, le plan Julien semble le bon. Il y’a cependant deux enjeux entourant ce plan. 1— Julien devra réussir à convaincre ses joueurs de l’adopter et 2 — espérer que sa ligne de centre, plus particulièrement Suzuki et Kotkaniemi, puisse reproduire son niveau de jeu des matchs post-saison de l’année dernière. Sinon, l’équilibre du top 9 sera grandement mis à mal.

On peut donc être heureux pour l’entraîneur-chef qui semble enfin avoir l’équipe qu’il réclame. Cependant, cet alignement devra démontrer qu’il peut faire mieux que les éditions précédentes du Tricolore sinon Julien pourrait perdre son emploi.