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16,25 millions $ à l’aile droite : un boulet pour les Canadiens

En prolongeant le contrat de Brandon Gallagher de six années, Marc Bergevin vient probablement d’apporter la touche finale à ce qui a été, un automne chargé pour le directeur général du Canadiens. La défense gagne en profondeur. Tout autant que l’attaque, qui en plus voit son potentiel offensif clairement rehaussé avec les acquisitions de Tyller Toffoli et de Josh Anderson. Tout cela cependant, laisse la sainte flanelle avec une masse salariale alourdie à l’aile droite.

D’ici 2023-2024, il est question d’un poids de 16,25 millions $ sur la masse salariale pour les contrats de Gallagher, Anderson et Toffoli. Immobiliser autant d’arent à l’aile soulève la question : qu’est-ce qui reste pour les autres positions?

Avec un plafond salarial qui stagnera pour un minimum de deux saisons, cela risque de venir hanter le Canadiens plus vite que l’on pense.

Dès l’an prochain, Jesperi Kotkaniemi risque de toucher une juteuse augmentation. Tout comme Philip Danault, Thomas Tatar et, dans une moindre mesure, Joel Armia et Arthuri Lehkonen. Avec un maigre 16,3 millions $ sous le plafond pour la saison 2021-2022, Marce Bergevin doit déjà planifier le sacrifice de certains joueurs quelque part dans les hauteurs du Centre Molson.

Cette pression à court terme n’est pas tout. Gallagher et Anderson sont sous contrat jusqu’en 2026-2027 pour un impact de 12 millions $ sur la masse salariale. Dans le cas de Gallagher, et sans vouloir diminuer l’apport inestimable de ce petit guerrier au grand cœur, Bergevin vient de s’attacher à un joueur qui risque de casser physiquement dès la jeune trentaine.

Du côté d’Anderson, admettons que le pari est risqué. 5,5 millions $ par année pour un joueur avec une saison de 27 buts suivi d’une autre d’un seul, il est à espérer que l’équipe du dépistage professionnel a fait ses devoirs dans ce dossier. Deux fois plutôt qu’une.     

Bien entendu, si Anderson donne au Canadiens entre 20 et 25 buts par saison pour les sept prochaines années et que Gallagher maintient son rythme actuel pour la durée complète de l’entente, on pourra dire que Bergevin a réussi son coup avec brio. Mais ce sont de bien grands « si ».