Photo: Needpix.com

Des CHSLD emploient des travailleurs au noir payés en-dessous du salaire normal

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, de nombreux CHSLD ont sous-traité les services d’entretien ménager à des entreprises qui emploient des migrants en les payant sous la table. C’est ce que révèle une enquête de La Presse.

Les établissements de santé publics, comme les CHSLD, font appel depuis plusieurs années à des entreprises privées pour assurer le service d’entretien ménager. Les normes sanitaires plus élevées afin de combattre la pandémie ont créé plus de besoins de ce côté. Certaines de ces compagnies sont donc allées chercher des migrants, dont des demandeurs d’asile, pour travailler au noir. Plusieurs de ces personnes n’ont pas nécessairement d’autorisation légale de travailler, donc elles ne peuvent contester leurs conditions.

Le décret gouvernemental fixe les salaires entre 18,62 $ et 19,55 $ de l’heure pour ce genre de tâche. Mais, ces employés au noir sont payés 13$ de l’heure et en argent comptant. Ils n’ont pas le choix d’accepter ces conditions à cause de leur situation précaire. De leur côté, les employeurs peuvent faire des profits plus élevés avec les contrats de sous-traitance.

L’industrie de l’entretien ménager est un secteur où l’on retrouve beaucoup de travail au noir. Les personnes employées de cette manière sont souvent des personnes à qui on a refusé la demande d’asile mais qui n’ont pas été expulsées, selon l’avocat Stéphane Handfield. Au printemps dernier, plusieurs se sont mobilisées pour obtenir une régularisation de la résidence permanente puisqu’elles participent activement au combat contre la Covid-19.


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