Photo: Ostap Senyuk @kintecus

Les entreprises ne veulent pas de meilleurs congés parentaux

Le Conseil du patronat témoigne devant l’Assemblée nationale pour dire que ce n’est pas le bon moment pour appliquer la réforme de congé parental en préparation depuis plus d’un an. L’organisme qui représente des propriétaires d’entreprises plaide plutôt pour une réduction des cotisations versées par les employeurs au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP).

L’étude du projet de loi 51, qui vise une meilleur conciliation travail-famille, commence aujourd’hui. Il augmenterait le nombre de semaines de congé pour les parents. De plus, il permettrait d’étendre les semaines de congé sur 18 mois après la naissance ou l’adoption d’un enfant. Mais, les représentants des chefs d’entreprises trouvent cette proposition trop généreuse. Selon eux, la situation économique actuelle n’est pas assez favorable aux compagnies pour permettre aux employés de profiter de tels congés. Ils en profitent plutôt pour demander une réduction des sommes versées par les employeurs, affirmant que «100% des travailleurs verraient un avantage».

Le RQAP est considéré comme un modèle dans son domaine, au point où les autres provinces veulent l’imiter. Il permet aux pères de s’investir davantage dans l’éducation des enfants. La Centrale des syndicats du Québec, contrairement au Conseil du patronat, trouve que cette réforme ne vas pas assez loin. Selon elle, il faudrait empêcher plus efficacement les patrons de faire pression sur leurs employés pour qu’ils retournent rapidement au travail après la naissance d’un enfant.

Par le passé, le Conseil du patronat a réclamé une diminution des protections offertes par le Code du travail aux employés, s’est opposé à une meilleure protection par la Loi sur la santé et la sécurité au travail visant la diminution des accidents et a voulu réduire les exigences en francisation dans le domaine du travail.


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