La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé l’un des projets les plus importants de la prochaine décennie dans la ville : la transformation de la mythique avenue des Champs-Élysées. Délaissée par les Parisiens depuis plusieurs années, cette artère verra sa circulation automobile réduite au profit des piétons.
Lancé en 2018, le projet de transformation des Champs-Élysées vient de connaître une étape importante de sa réalisation. La mairesse Anne Hidalgo a annoncé dimanche un financement de 250 millions d’euros (388 millions $) pour les travaux sur cette avenue qui s’étire sur près de deux kilomètres, de l’Arc de Triomphe à la Place de la Concorde, au cœur de Paris. Ces travaux s’échelonneront jusqu’en 2030. Ils ne seront donc pas terminés avant les Jeux Olympiques que la ville accueillera en 2024.
« Ce sera un autre jardin extraordinaire »
Anne Hidalgo, mairesse de Paris
La firme d’architectes PCA-Stream, mandatée par la ville de Paris, a présenté les premiers plans du projet en 2019, puis a dévoilé des images de synthèse au courant de 2020 :
Sur les images, on peut apercevoir des trottoirs élargis, des fosses à végétaux ainsi qu’une piste cyclable bidirectionnelle. Les huit voies réservées à la circulation automobile seront ramenées à quatre. Cela devrait permettre à la population locale de se réapproprier l’endroit. En effet, ces dernières années, l’avenue était surtout fréquentée par des touristes (72%) et des travailleurs (22%). La forte circulation automobile, la pollution ainsi que la grande quantité de boutiques de luxe et de restaurants à forts prix décourage de nombreuses personnes de s’y rendre pour le plaisir.

La nouvelle a été accueillie positivement par le Comité Champs-Élysées, un organisme à but non lucratif qui travaille au développement économique de l’avenue. Cela contraste avec la levée de boucliers médiatique qui a accompagné la rénovation et l’ajout d’une piste cyclable sur la rue St-Denis à Montréal l’automne dernier. Craignant la diminution de l’espace dédié aux voitures, des commerçants avaient accusé la mairesse Valérie Plante de vouloir tuer la rue.